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1994 RWANDA; LA FRANCE GENOCIDAIRE

Publié le 06/04/2014 à 07:45 par rjcpatriote Tags : monde roman article france background cadre afrique element
1994  RWANDA; LA FRANCE GENOCIDAIRE

RWANDA; LA FRANCE GENOCIDAIRE 

La France a politiquement préparé le génocide Rwandais de 1994, et activement participé à son exécution. Depuis, les gouvernements Français se démènent comme des diables pour fuir cette lourde responsabilité.

Ce matin un responsable politique français dit « qu’il faut oublier l’histoire et regarder l’avenir », alors que pour la Shoah il ne faut pas oublier l’histoire.

Rappelons qu’en 1994, la France n’en était pas à son premier génocide ; elle avait déjà organisé les génocides au Biafra (Nigéria) et au Cameroun contre les peuples Bassaa et Bamilékés.

 

Rôle de la France dans le génocide au Rwanda

 

Dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique, à paraître ce dimanche 6 avril, Paul Kagame a dénoncé le « rôle direct » de la Belgique, ancienne puissance coloniale, et de la France « dans la préparation politique du génocide » et « la participation de cette dernière à son exécution même ». Il accuse les soldats français de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, déployée en juin 1994 sous mandat de l'ONU dans le sud du pays, d'avoir été «complices » mais aussi « acteurs » des massacres qui ont fait, selon l'ONU, 800 000 morts, essentiellement tutsi, entre avril et juillet 1994.

 

La France, entre 1990 et 1994 a apporté un soutien militaire, financier et diplomatique au gouvernement Habyarimana, avant et pendant le génocide au Rwandadéclenché par l'assassinat du Président Habyarimana. L'ampleur de ce soutien et son impact sur le génocide font l'objet de vives controverses, en particulier entre les gouvernements français et rwandais. Le gouvernement français a jusqu'à présent rejeté toute responsabilité dans le génocide, tout en admettant à partir de novembre 2007 que des « erreurs politiques » avaient pu être commises. Plusieurs rapports indépendants et des travaux de recherche universitaires ont permis de préciser le rôle joué par la France durant cette période. Mais les résultats sont également contradictoires, voire antagonistes en raison de la politisation de cette question et du militantisme de certains des auteurs en faveur de thèses variées. Les discours en présence ont aussi évolué sur vingt ans. Aux premières théories de la fin des années 1990, auxquelles seules fait écho cet article et qui voyaient une implication forte de la France dans la genèse de la tragédie rwandaise, ont succédé des analyses issues des résultats de dix ans de travaux du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) d'Arusha en Tanzanie qui éclairent d'un jour nouveau cette question.

 

La connaissance de la situation

À travers sa présence militaire, sa coopération technique, ses services diplomatiques et culturels, la France est en prise directe avec le point de vue et l'action des élites au pouvoir, et avec la réalité du pays en général.

En particulier dès 1990 le risque de génocide est relevé par l'ambassadeur Martres, et de nombreux documents internes. font apparaître la connaissance étendue qu'avaient les autorités françaises des massacres de Tutsi, du développement de campagne de haine contre les Tutsi.

Les liens politiques

Au cours de cette période, et principalement sous l'impulsion du président François Mitterrand, « la France a apporté régulièrement au Rwanda de 1990 à 1994 un soutien en matériel, armements et munitions » selon le rapport parlementaire français  . Les massacres de Tutsi par les Forces armées rwandaises dans plusieurs circonstances, à commencer par les responsables politiques ne suscitent pas de réactions. Les autorités françaises n'exercent jusqu'en 1993 que très peu de pression pour inciter le gouvernement rwandais à la modération; certains de ses représentants comme le ministre Marcel Debarge encouragent la constitution d'un front des Hutu . Cette proposition sera perçue comme encourageant. la constitution du Hutu Power radical par ceux qui dénoncent la complicité de la France. La France se désolidarise de pressions exercées par d'autres pays occidentaux; L'ambassadeur Georges Martres refuse de se joindre à la délégation des représentants diplomatiques des pays de l'OCDE venus exprimer au président rwandais leurs « vivres préoccupations » face à la nouvelle vague de violences et demandant la constitution d'une enquête impartiale sur les responsabilités de massacres survenus dans le Bugesera11. Devant la Commission, Martres fut invité par le président de la Commission à fournir les télégrammes correspondants. La France fut très peu active dans le processus d'Arusha.

Pour le président du Rwanda Paul Kagame, le massacre des Tutsis a nécessairement supposé un appui militaire étranger étant donnée la situation rwandaise des deux dernières décennies.

Le soutien militaire et financier

Les derniers soldats français quittent le Rwanda aux premiers jours du génocide. Après trois mois de tueries, l'armée française met fin au génocide dans le cadre de l'opération Turquoise.

Entre 1990 et 1994 grâce principalement au soutien de la France, l'armée rwandaise passe de 5 500 à 35 000 hommes. La France fournit des armes par plusieurs canaux (vente d'armes par des groupes installés en France, cessions directes et indirectes de matériels de l'Armée française; au total la France a fourni la plupart des armes lourdes, des véhicules d'assaut et des hélicoptères utilisés par le gouvernement rwandais pendant la guerre contre la FPR La169-171 et aussi Le Monde 23 juin 1994 "Une aide militaire intense et souvent clandestine, Jacques Isnard), et reçoit des équipements militaires pour une valeur supérieure à plusieurs millions d'euros.

Ces armes ont eu un impact sur le génocide. Les troupes françaises entraînement des troupes, y compris des miliciens civils, elles conseillent et encadrent les troupes du gouvernement rwandais. Des miliciens Interamwhe ont pu aussi être formés par les conseillers français, notamment dans le camp de Bagogwe. Des militaires français ont contribué aux contrôles de cartes d'identité entre octobre 1990 et 1993. À la même période de nombreux contrôles de ce type ont été l'occasion de l'élimination de personnes étiquetées tutsi. Les autorités françaises ont gardé ces engagements militaires largement secrets.