Statistiques

Date de création : 03.02.2011
Dernière mise à jour : 16.05.2025
2568 articles


Derniers commentaires Articles les plus lus

· LISTE DES SECTES NUISIBLES AU CAMEROUN
· PAUL BIYA HUMILIÉ PAR SON ÉPOUSE... EN PUBLIC !
· LA POLICE CYBERNETIQUE ENQUETE
· SCANDALE A LA CNPS : LISEZ ÇA SVP C’EST GRAVE !
· LADY PONCE NUE ? NON PHOTO TRUQUEE

· LES SALAIRES A LA SNH SOCIETE NATIONALE DES HYDROCARBURES
· GRILLE DES SALAIRES CNPS
· CE QUE GAGNENT LES FONCTIONNAIRES CAMEROUNAIS
· LA FORTUNE DE MEBE NGO’O
· HARCELEMENT SEXUEL EN MILIEU UNIVERSITAIRE
· SAMUEL ETO'O ET NATHALIE: JALOUSIE, SEXE, TORTURE, VIOLENCE
· SALAIRES DES MINISTRES CAMEROUNAIS
· Un jeune homme enceinte sa grande sœur à Maroua
· BAGARRE A MBANKOMO ENTRE ETO’O ET MBIA
· DES JEUNES DENNONCENT TSALA ESSOMBA

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "rjcpatriote" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Thèmes

monde mort afrique éléments france pouvoir photos

Rechercher

Assassinat de Sankara: les résultats d'autopsie révélés

Publié le 13/10/2015 à 19:04 par rjcpatriote Tags : mort afrique éléments france pouvoir
Assassinat de Sankara: les résultats d'autopsie révélés

 

Le rapport d’autopsie du corps présumé de Thomas Sankara et le rapport balistique ont été présentés aux familles. Le rapport sur le test d’ADN n’est pas encore disponible, selon l’un des avocats de la famille Sankara.

La présentation des deux rapports s’est faite en présence des différentes familles et des personnes inculpées dans cette affaire. Les avocats des familles ont jusqu’à 15 jours pour demander une contre expertise.

Les examens balistiques et d’autopsie renseignent déjà les familles sur les circonstances de la mort de Thomas Sankaraet de ses douze compagnons. Benewendé Stanilas Sankara, l’un des avocats de la famille du capitaine Thomas Sankara, le dit tout net : les assassinats du 15 octobre 1987 sont d’origine criminelle.

Pour les avocats, ses bourreaux n’ont laissé aucun chance au président Thomas Sankara. Plusieurs impacts de balles ont été relevés sur ce qui est considéré jusque-là comme ses restes, exhumés en mai dernier pour les besoins de l'enquête.

En attendant la confirmation par les résultats des tests ADN, plusieurs éléments portent à croire que les restes retrouvés dans les tombes sont ceux des personnes assassinées le 15 octobre 1987.

Plusieurs militaires appartenant à l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été déjà inculpés dans cette affaire, selon les avocats de la famille Sankara.

 

Cette enquête, dont les résultats étaient très attendus, vise à lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort de Thomas Sankara. Le sujet était entièrement tabou pendant l'ère Compaoré, qui a été soupçonné d'avoir commandité son assassinat.

«Il y a huit ou neuf inculpés», dont certains «sont déjà déférés», a indiqué Me Bénéwendé Stanislas Sankara, un des avocats de la famille. Parmi les inculpés figurent «des militaires de l'ex-RSP (Régiment de sécurité présidentielle)», l'unité qui a perpétré le coup d'État avorté du 17 septembre, a-t-il ajouté.

«Au niveau des impacts, ce qu'on a pu relever en ce qui concerne le corps de Thomas Sankara, c'est vraiment ahurissant. On peut dire qu'il a été purement et simplement criblé de balles», a déclaré Me Ambroise Farama, un des avocats de la famille.

«En ce qui concerne les autres (personnes assassinées en même temps que Sankara), on a pu retrouver par-ci par-là un ou deux impacts de balles. Mais en ce qui concerne Thomas Sankara, il y en avait plus d'une dizaine à tous les niveaux, et même en bas des aisselles. Ce qui montre qu'il avait certainement levé les bras, si en tout cas c'est bien lui. Il y en avait partout, dans la poitrine, les jambes. Tout porte à croire que c'est lui, il a été simplement et purement criblé de balles», a-t-il expliqué.

L'avocat a souligné qu'il fallait attendre le résultat de tests ADN, en cours en France, pour formellement identifier le «père de la révolution burkinabè».

Pour Me Bénéwendé Stanislas Sankara, «il y a beaucoup d'éléments qui concourent à pouvoir dire que c'est le corps de Thomas Sankara qui se trouvait dans la tombe».

Le médecin colonel-major Fidèle Guébré, directeur de la santé militaire à l'époque des faits, a été inculpé pour «faux en écriture publique» pour avoir déclaré que le président Sankara était décédé de «mort naturelle» dans le certificat de décès qu'il avait établi.

L'ex-dirigeant burkinabè avait été enterré en catimini au cimetière de Dagnoën, en banlieue est de Ouagadougou.