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MEME TUTU MUNA SE MOQUE DE PAUL BIYA

Publié le 01/01/2013 à 09:42 par rjcpatriote Tags : musique cadre société
MEME TUTU MUNA SE MOQUE DE PAUL BIYA

 

MEME TUTU MUNA SE MOQUE DE PAUL BIYA

Interpellée par le chef de l'état pour le non respect des décisions de justice, Ama Tutu Muna est allé chercher un juge Anglophone pour arranger le problème

 

 

Affaire CMC contre MINCULT

Qui veut cacher la vérité ?

Dans le cadre de l’affaire CMC contre le ministère de la Culture, la Chambre Administrative de la Cour Suprême, siégeant en première instance le jeudi 27 décembre dernier, a déclaré irrecevable l’intervention volontaire faite par la SOCAM pour défaut de légalité de cette société fictive en droit. Au même moment, malgré l’avis favorable, faut-il le relever, du Ministère Public en faveur de la CMC au sujet du recours contentieux qu’elle a introduit en date du 5 septembre 2008 aux fins d’annulation de la Décision N°0088/MINCULT/CAB du 12 mai 2008 de Mme la ministre de la Culture portant retrait de son agrément, ladite Chambre s’en remettait à la section des Chambres réunies de la Chambre Administrative de la Cour Suprême pour la décision finale relative à cette affaire qui n’a que trop duré.

Sans aucune analyse juridique des décisions découlant de l’audience publique ordinaire du jeudi 27 décembre 2012, et dans le souci évident de discréditer davantage la Cameroon Music Corporation en créant, plus que par le passé, la confusion dans les esprits, nos contradicteurs, ces quidams qui se recrutent dans la SOCAM et dont la masturbation intellectuelle a pris beaucoup de liberté avec des voies de droit, se sont livrés à des insinuations malveillantes et malfaisantes laissant croire que la Cour Suprême du Cameroun a non seulement adoubé la SOCAM mais a aussi bouclé l’affaire CMC contre le ministère de la Culture en confortant définitivement les décisions prises par Mme la ministre de la Culture contre la CMC.

Face à de telles arguties et autres fantasmes, aux manipulations de toutes sortes et aux amalgames, je me suis senti obligé par devoir d’honnêteté, au regard de ma fonction d’Administrateur chargé de la Gestion des Affaires courantes de la Cameroon Music Corporation, d’apporter quelques éclairages aux fins de mettre un terme à cet autre débat nauséabond.

D’emblée, Il importe de relever que dans sa logique des procédures qu’elle a diligentées dans le cadre de l’affaire qui l’oppose au ministère de la Culture et conformément aux voies de recours mises à la disposition des justiciables et des plaideurs par la loi N°2006/022 du 29 décembre 2006 fixant l’organisation et le fonctionnement des tribunaux administratifs au Cameroun, pour leur permettre de faire valoir les irrégularités observées dans le déroulement d’une procédure, la Cameroon Music Corporation utilisera toutes les procédures selon la règlementation en vigueur et dans le respect des institutions de la République.

Cela étant dit, espérer ainsi ébranler la détermination des dirigeants de la CMC dans leur croisade contre le droit de l’injustice est une vaine entreprise. Aussi est-il hérétique de prétendre détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les enjeux de la session de l’audience publique ordinaire du jeudi 27 décembre 2012 car contrairement au nihilisme communicationnel dont font montre les détracteurs de la CMC dans cette affaire, il est important de relever le retour à la situation ante, donc toujours favorable à la CMC.

Au-delà de cette vérité que personne ne peut infirmer, la session de l’audience publique ordinaire du jeudi 27 décembre 2012 vient exhumer des tonnes de mensonges distillés depuis juin 2012 par les féticheurs de la bricole de la SOCAM et les bureaucrates d’un autre âge du ministère des Arts et de la Culture sur la prétendue dissolution et la pseudo liquidation de la CMC.

Sortant de leurs illusions et des ténèbres dans lesquelles ils étaient englués, ils doivent sans doute être obnubilés aujourd’hui par la lumière de la vérité qui brille au grand jour. Car, comment comprendre qu’une société, qui est dissoute, voire liquidée, comparaisse à la Chambre Administrative de la Cour Suprême pour assurer la défense de ses intérêts ? C’est à croire décidément que « le Cameroun, c’est le Cameroun ».

Il n’est guère surabondant de faire observer sur ce point que, dans une logique d’affabulation et d’amalgame, une correspondance de la plus haute autorité du ministère des Arts et de la Culture avait été adressée, en date du 12 juillet 2012, aux directeurs généraux de la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC) et de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) pour, dit-elle, « prendre acte de la dissolution de la CMC intervenue au cours de l’assemblée générale extraordinaire du 25 juin 2012 à Monatélé ».Une attitude d’irresponsabilité et de légèreté inadmissible en contexte moderne pour ceux-là qui prônent le droit de l’injustice en vouant aux gémonies la CMC et ses dirigeants qui ne trouvent aucune grâce aux yeux de ces curieux « saints ». Ce sont ces contradictions que le ministère des Arts et de la Culture se doit de corriger au plus vite en ayant le courage de gommer les aspérités manifestement nocives.

Il en résulte que les raisonnements de mauvaise foi développés ces derniers jours sont très spécieux car il ne faut pas lire les décisions de la Chambre Administrative de la Cour Suprême de manière extractive, partiale et partielle. Il faut les appréhender dans toute leur cohérence et leur globalité. Ainsi appréhendées, elles intègrent davantage, au-delà du 27 décembre 2012, la légalité de la CMC dans son fonctionnement. Toute chose qui devrait logiquement clore le débat sur les incongruités actuelles et les miasmes de l’imaginaire en délire des détracteurs de la CMC. Qui veut donc cacher la vérité ?

Joseph ANGOULA ANGOULA

Administrateur chargé de la Gestion des Affaires courantes de la CMC

Tél : 70 90 20 40 / 97 84 12 68